sots si hauts
« -mais ta position, qui est plutôt une humeur, sur la
collaboration des femmes à la domination masculine, n’est pas tenable. j’ai pensé en t’entendant l’énoncer à une imposture dans la mesure où j’avais cru
que tu te présentais comme universitaire ; je ne veux pas du tout te mettre en difficulté, on peut parler d’autre chose
-nan j’técoute
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-comment cela ?
-pkoi c’est pas tenable ?
-bon…….parce que ça traduit une méconnaissance totale de toutes les luttes
féministes, associatives, ouvrières des femmes depuis des siècles, parce que tu ne pourrais pas étayer ta position en théorie, parce qu’elle est la négation
des leviers conjoints du conditionnement des femmes, des moyens de pression physiques et symboliques des hommes sur elles, parce qu’elle contrevient à toute
la pensée féministe étayée (et à laquelle tu serais certainemen en peine de répondre, pour ne pas la connaitre, d’abord)
par exemple quand nicole
claude-matthieu explique que « céder n’est pas consentir », en montrant que le « consentement » des femmes à des situations d’oppression est inexistant,
puisqu’il est un choix entre des possibles restreints,n sous la contrainte et la violence, et que les femmes vivent dans un obscurcissement de leur
conscience, qu’on a volontairementg limitée
ou quand les féministes matérialistes montrent que les femmes, divisées, séparées dans des espaces
domestiques clos, n’ont pas eu la possibilité de faire émerger une conscience de classe…..
je te dis ça au pied levé, mais il y aurait tant à
dire…..c’est à dire qu’il faudrait des cours sur le féminisme, les ressorts de la domination masculine (montrés par Bourdieu, même s’il est contestable
sur certains points), la violence symbolique et la violence réelle…bref, sur tout…..
et te dire enfin que l’argument que tu avances,
inétayable théoriquement, historiquement, socialement, juridiquement (dimension capitale de l’oppression des femmes), que les femmes se poseraient en
victimes, est celui des masculinistes pour qui le féminisme est une prétention insupportable !
Enfin, ta position est contradictoire : – les
femmes sont complices de la domination / -les femmes se posent en victimes (se poser en victime, c’est revendiquer une dignité, dénoncer un système de
domination, et donc, ne pas le cautionner… c’est être dans l’agir). Voilà, en peu de mots… »











