Pour me tranquilliser l’âme, avant je lisais d’la poésie ; maint’nant y a trop d’orages, je préfère la philosophie. Je sais pas pourquoi j’te dis ça, vu qu’j'ai encore passé la journée avec la flicaille. La faute à foucault michel remarque, i m’calme.
Les trucs imbitables, j’vois qu’un moyen d’supporter : la perspective historique. Faux-derche, mais efficace. Exemple : en c’moment, j’me cogne les cognes, mais uniqu’ment à l’état d’cadavres. Essentiel pour la nuance.
Les doigts dans l’nez et sans frimer, je peux te raconter qu’un préfet a eu l’honneur de proposer au gouvernement […] la mise à l’étude immédiate de la suppression et de la liquidation de la préfecture de police, préfecture de police considérée, par le préfet lui-même, comme une véritable officine de complots et de mouvements simulés, destinés à réconforter le régime (…) à certaines heures par l’évocation du spectre rouge. Proposition qui fut d’ailleurs acceptée !
Moui, rigole. Pasque j’ai aussi appris que les brigades du tigre clémenceau -dont on vant’ra jamais assez la carrière d’enfant d’pute- avaient diversement -déjà- participé à l’enfichage des nomades et, en 1917, infiltrés en poilus, usiné tout aussi activ’ment au repérage des meneurs des mutin’ries.
Depuis, le devoir de mémoire est au programme de tous les lycées de france, selon le vieux principe républicain du vaut mieux les avoir morts qu’à sa table. L’histoire, c’t'un luxe.









